Rhône (fleuve à vins) : les 200 km des Côtes du Rhône, entre Vienne et Avignon, éclipseraient-ils l’amont du grand fleuve et sa longue descente des glaciers alpins vers les terres chaudes de Provence ? Du valais helvétique où il prend sa source au coeur des Alpes jusqu’à son delta méditerranéen, le plus puissant des fleuves d’Europe parcourt huit cents kilomètres dont la majeure partie est bordée de vignes. En Suisse,  encore tumultueux, le Rhône étonne par ses fendants, ceux des terres valaisannes, des vins souples et secs, des vins fruités avec peu d’arômes mais rendus plus vifs par leur léger moustillement. Il traverse ensuite les 72 km du Léman pour resurgir côté France avec les Bugey (voir les vins de Savoie), des blancs légers, désaltérants, d’une fraîcheur étonnante ; ici les rouges annoncent déjà le Beaujolais.

Entre Massif central et Préalpes

Mais le Rhône n’accorde son nom qu’une fois passé Lyon, lorsque, renforcé par la Saône, il s’est en quelque sorte adjoint la Bourgogne. Là, ses vignobles atteignent leur plénitude ; nous sommes dans les Côtes du Rhône, dans le fameux sillon rhodanien entre Massif central et Préalpes. Jamais les vins du Rhône n’ont été si riches, si pleins, si généreux.

Face à Vienne,  sur les rive granitiques escarpées et frappées par le soleil, ils exultent. Ils donnent la Côte Rôtie, la plus prestigieuse appellation, aux allures d’un amphithéâtre dont la scène serait le fleuve et les gradins une succession d’étroites terrasses occupées par la vigne. Et puisque, ici rien n’est trop exceptionnel, cette première étape s’achève par deux vins blancs superbes nés d’un unique cépage, le viognier : le Condrieu et, plus rare encore, Château Grillet. Restons sur la même rive pour atteindre ensuite Saint-Joseph, Cornas et, face à Valence, Saint-Peray.

Le règne de la syrah

En traversant le fleuve, nous entrons dans la Drôme par Crozes-Hermitage, le plus vaste vignoble de la partie septentrionale des Côtes du Rhône, jouxtant les imposants coteaux d’Hermitage aux vins charnus et vigoureux. Jusqu’à Valence, la vigne jouit d’un climat tempéré sous influence continentale. Elle prospère sur des terrains assez homogènes dominés par le granit et le schiste, où chaque cru provient d’un cépage unique, la syrah pour les vins rouges, la marsanne et la roussanne pour les blancs.

Le vignoble bascule coté Méditerranée

Au sud de Montélimar, le vignoble bascule coté méditerranée, faisant passer les Côtes du Rhône dans la partie méridionale, le relief s’est adouci. Le sol, beaucoup plus varié, est à base de substrats calcaires et de sable où abondent alluvions graveleuses et cailloux.

Ici, le monocépage n’est plus du tout de mise ; la qualité exige plusieurs cépages, jusqu’à treize pour Châteauneuf-du-Pape.  A la base, le grenache donne du tannin, du corps, de l’alcool et des arômes. La syrah procure son parfum et son aptitude à bien vieillir, et le cinsault, quant à lui, apporte sa délicatesse et sa légèreté. Nous sommes au cœur des appellations génériques, Côtes du Rhône et Côtes du Rhône –Villages. Une trentaine d’appellation régionales sont encore à découvrir, certaines sont très connues comme  Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Tavel, Lirac . D’autres sont un peu moins illustres comma Cairanne, Chusclan, Laudun, Vacqueyras, sans oublier un peu plus au nord les Coteaux du Tricastin, Ventoux et à l’est, Lubéron, ainsi que les Côtes du Vivarais sur les deux rives de l’Ardèche.

Notre périple s’achève à l’entrée du delta, après avoir traversé plus de cent villages viticoles et six départements (le Rhône, la Loire, l’Ardèche, le Gard, la Drôme, et le Vaucluse) d’une région devenue en vins d’appellation le deuxième secteur viticole en France.

Vingt-cinq siècles d’histoire

La vigne prospérait déjà dans la vallée du Rhône au début du quaternaire. La découverte de pépins sur des sites préhistoriques en apporte la preuve. Pourtant, le destin viticole de cette région exceptionnelle se dessinait à des milliers de kilomètres de là, en Perse, près de Chiraz, dans cette partie du Moyen-Orient, berceau de la viticulture mondiale, qui donna naissance à la syrah. Les grecs de Phocée (Asie mineure), qui appréciaient ce plant, l’implantèrent à Marseille, d’où il gagna toute la vallée du Rhône. La découverte d’amphores grecques à Tain-l’Hermitage accrédite cette thèse.

De Pline l’Ancien au poète Martial, nombreux furent alors les auteurs latins à célébrer la Vienne vineuse, capitale des Allobroges. De Vienne, colonisée par Tibère, la vigne s’étendit à Lyon, ville préférée de Marc-Aurèle. Le règne sans partage de la syrah avait commencé ; il ne fut jamais contesté. Une autre thèse prétend que ce cépage serait né ici sur les bords du Rhône.

Au XVIIIe siècle, première mention de Costes de Rhône

Au Moyen Âge, les papes d’Avignon (1309 à 1376) donnèrent aux vins du Rhône leur premier grand développement européen. En 1573, Nicolas de Nicolaÿ dénombra soixante-dix-sept paroisses vineuses établies le long du Rhône. Mais il fallut attendre 1731 pour que le nom Costes de Rhône apparaisse dans un arrêt royal précisant les conditions de récoltes, de vinification, de mise en fûts et d’emballage des vins de la commune de Roquemaure (Gard). C’était, en quelque sorte avant la lettre, le premier système d’appellation.

Premier terroir à être classé en AOC

Au XIXe siècle, la région innova encore en individualisant chaque bouteille par une étiquette. Si le phylloxera porta un coup terrible au vignoble, Les Côtes du Rhône s’en trouvèrent renforcées, prêtes à affronter les problèmes de la  qualité. Un nom est intimement lié à cette lutte, celui du baron Le Roy de Boiseaumarié qui fut le principal artisan en France des lois sur les appellations d’origine. Il les appliqua à sa région et, dès 1937, les Côtes du Rhône furent le premier terroir à être classé en AOC.

Deux vignobles qui s’opposent

Aujourd’hui encore, tout oppose les deux secteurs. Si la partie septentrionale s’appuie sur le prestige de ses huit crus et l’homogénéité de son vignoble, la partie méridionale a pour elle de fournir le gros de la production en Côte du Rhône et en Côtes du Rhône-Villages ainsi qu’une myriade de vins souvent excellents, mais sans grande unité. En quelques années, la qualité s’est considérablement améliorée, aidée par une réglementation qui incite les vignerons à sortir de l’ornière des vins ordinaires.

Liste des appellations du Rhône

I/Les Côtes du Rhône

Située de part et d’autre du Rhône entre Vienne, Valence et Avignon (171 communes et 6 départements), l’appellation Côtes du Rhône tire sa personnalité d’une étonnante diversité de sols, de climats et de cépages. Dans les vins rouges, le grenache, cépage de base (au moins 40 %) apporte fruité, chaleur et rondeur. La syrah et le mourvèdre confèrent au vin des arômes épicés, une couleur et une structure soutenues apte au vieillissement. Le cinsault apporte finesse et permet d’élaborer des rosés et des vins primeurs fruités. Les vins blancs marient arômes et fraîcheur grâce à l’assemblage de différents cépages (au moins 80 %) comme le bourboulenc, le grenache blanc, la roussanne, la marsanne, la clairette, et/ou le viognier. La superficie en production est de 35 036 ha et 1 398 663 hl plaçant le Côtes du Rhône Régional au 1er rang pour la production de vin rouge AOC en région Provence Alpes Côte d’Azur et Languedoc Roussillon.

II/Les Côtes du Rhône-Villages et les Côtes du Rhône-Villages Communaux

cette appellation concerne 95 communes réparties dans les départements de la Drôme, du Vaucluse, du Gard et de l’Ardèche. Pour les rouges et les rosés, l’encépagement est composé de grenache 50% minimum, syrah et/ou mourvèdre 20% minimum (autres cépages de l’appellation admis 20% maximum). Pour les blancs, grenache blanc, clairette, marsanne, roussanne, bourboulenc, viognier (autres cépages blancs admis 20% maximum). La superficie en production est de 9 670 ha dont 4 187 ha en Côtes du Rhône Villages et 5 484 ha pour les communaux. Le rendement Côtes du Rhône Villages est de 33,2 hl/ha et 33,4 hl/ha pour les Côtes du Rhône Villages Communaux.

Les Côtes du Rhône-Villages Communaux :

  • Cairanne dans le Vaucluse, du pied du haut village de Cairanne jusqu’au Plan-de-Dieu et la plaine des Aigues.
  • Chusclan dans le Gard, sur les pentes et terrasses caillouteuses de quatre communes : Cadolet, Orsan, Saint-Etienne-des-Sorts, Bagnols-sur-Cèze.
  • Laudun dans le Gard, sur les pentes pierreuses ou graveleuses de deux autres communes : Saint-Victor-la Coste et Tresque.
  • Massif d’Uchaux dans l’extrême nord du Vaucluse. Le vignoble s’étend sur 5 communes : Lagarde-Paréol, Mondragon, Piolenc, Sérignan du Comtat et Uchaux sur des sols composés principalement de grés siliceux et de grés calcaires.
  • Plan de Dieu dans le département du Vaucluse. Le vignoble s’étend sur 4 communes : Camaret-sur-Aigues, Jonquières, Travaillan et Violès sur de vaste terrasse alluviale du Riss, surmontée de cailloutis calcaires. Ces cailloutis reposent soit sur de l’argile bleue, soit sur des safres gréseux, assurant en période estivale des remontées d’humidité non négligeables.
  • Puyméras. Son vignoble s’étend sur 5 communes très vallonnées  : Mérindol les Oliviers, Mollans sur Ouvèze (Drôme), Faucon, Saint-Romain en Viennois et Puyméras (Vaucluse) sur des terrasses caillouteuses composées de galets roulés et/ou anguleux, avec une terre fine, rouge sablo-caillouteuse.
  • Roaix dans le Vaucluse, entre Rasteau et Séguret, sur les terrasses caillouteuses de l’Ouvèze.
  • Rochegude dans le sud de la Drôme sur des sols d’argiles rouges; des grès perméables et légers et des zones siliceuses.
  • Rousset-les-Vignes (Drôme), sur les pentes élevées de coteaux gréseux et caillouteux.
  • Sablet dans le Vaucluse. Contigu à celui de Gigondas, dans la partie nord des Dentelles de Montmirail sur des solssableux : argiles rouges décalcifiées, mélangées à des cailloux de dimensions variées et sur des sols de grès rouges.
  • Saint-Gervais dans le Gard, sur des pentes d’argile rouge.
  • Saint-Maurice-sur-Eygues (Drôme), à l’entrée de la région du Nyonsais sur des sols argilo-calcaires plus ou moins graveleux avec des zones gréseuses plus légères.
  • Saint-Pantaléon-les-Vignes, dans le sud de la Drôme, sur la route de Nyons.
  • Séguret dans le Vaucluse, au pied des Dentelles de Montmirail sur coteaux et terrasses argilo-calcaires, caillouteux.
  • Signargues dans le Gard. C’est la plus méridional des appellations Côtes du Rhône Villages. Elle s’étend sur 4 communes : Domazan, Estézargues, Rochefort du Gard, Saze sur des terrasses de galets roulés sur des sables ou des marnes du Pliocène, rougis par l’oxyde de fer.
  • Valréas dans le Vaucluse, sur des coteaux en terrasses d’argile rouge.
  • Visan dans le Vaucluse, dans l’enclave des Papes, sur un sol argilo-calcaire rouge et caillouteux.

III/Les appellations de la vallée du Rhône

  • Luberon. Cette AOC (anciennement appelée Côtes du Luberon) a pour cadre, le Parc Naturel Régional du Luberon. De fait, celui ci s’étend sur 36 communes, toutes situées dans le sud-est du Vaucluse et dans le Parc. Cette zone géographique privilégiée, entre Provence et Rhône est également réserve mondiale de biosphère classée par l’Unesco. Entre bories et villages perchés, les vignobles s’épanouissent des deux côtés du Luberon. Les vins rouges représentent 28%, les rosés 48%, et les blancs 24%. Les rouges et les rosés sont à base de syrah, grenache noir, mourvèdre, carignan et cinsault et pour les blancs : grenache blanc, clairette, vermentino, bourboulenc, roussanne, marsanne , ugni blanc, viognier. La superficie en production est de 3205 ha pour un rendement de 47 hl/ha et une production de 150.423 hl.
  • Ventoux : cette AOC, anciennement Côtes du Ventoux, est abritée du Mistral par le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Le vignoble s’épanouit dans un site naturel classé Réserve de biosphère par l’Unesco. Les vins rouges représentent 64%, les rosés 32%, et les blancs 4%. Rouges et rosés sont essentiellement issus du grenache noir, carignan, cinsault, mourvèdre avec comme cépages secondaires, le picpoul noir, la counoise, la clairette, le bourboulenc, le grenache blanc, la roussanne, la marsanne, le marselan, le vermentino et le viognier. Pour les blancs : clairette, bourboulenc, grenache blanc, roussanne (cépages secondaires : marsanne, vermentino, viognier). La superficie en production est de 6279 ha pour un rendements de 42 hl/ha et une production de 263 020 hl.
  • Clairette de Bellegarde. Cevignoble est très morcelé avec des parcelles de clairette parfois anciennes (1940). L’ensemble du vignoble se trouve sur la terrasse de Bellegarde, située à 60 mètres d’altitude. Alternance de haies de vignes, de cyprès, d’oliviers et de vergers d’abricotiers. Terroir de galets roulés permettant un mûrissement optimal des grappes et un drainage parfait en cas d’excès d’eau. Sol argileux avec forte proportion de cailloux siliceux (60% de cailloux dans les premiers centimètres du sol). La superficie en production  est de 7 ha et le rendements à 28 hl/ha. La production annuelle  est d’environ 204 hl.
  • Costières de Nîmes. Ces anciennes Costières du Gard sont situées sur la rive droite du Rhône. Le vignoble est formé de collines et de plateaux dont l’altitude varie entre 20 et 147 m. Le terroir est constitué de galets déposés au quaternaire par le Rhône et la Durance qu’on appelle ici gress. Ces alluvions caillouteuses sont enveloppées sur une épaisseur de 5 à 15 mètres d’un sable dont la couleur varie du jaune clair au rouge foncé. Les vins rouges et rosés représentent chacun 45% de la production et les blanc 10%. Pour les rouges et les rosés, le cépage principal est le grenache (minimum 25 % de l’encépagement) puis la syrah et le mourvèdre (minimum 20 % de l’encépagement), le carignan (maximum 40 % de l’encépagement), le cinsault (maximum 40 % de l’encépagement). Pour les blancs, grenache blanc, bourboulenc, clairette, ugni blanc, marsanne et roussanne. La superficie en production est de 3951 ha pour un rendements de 54 hl/ha et une production de 211 621 hl.
  • Grignan les Adhémar. Ces ex-Coteaux du Tricastin, gênés par la notoriété de la centrale nucléaire du même nom mais aussi par la petite taille de leur vignoble, ont obtenu en 2010 par décision exceptionnelle de l’INAO, de rebaptiser leur appellation Grignan-Les Adhémar. Ce vignoble plantés par les Phéniciens dès le Ve siècle avant J-C reprit vie dans les années 60  grâce à des viticulteurs rapatriés d’Algérie. Classées VDQS en 1964, les vignes ne couvraient alors que 365 ha (2 500 ha un siècle plus tôt !) Grignan-les-Adhémar obtient l’appellation d’origine contrôlée  en 1973. La zone de production est située sur la rive gauche du Rhône, entre le Dauphiné et la Provence, de Montélimar à Saint Paul Trois Châteaux. Cette appellation affirme sa personnalité au sein de la vallée du Rhône par le mariage réussi de 6 cépages rouges : La syrah, le grenache et le carignan, la mourvèdre,le cinsault et le marselan. Les vins blancs, eux, sont issus de la marsanne, la roussanne, le bourboulenc, la clairette, le grenache blanc et le viognier. Le sous-sol est principalement argilo-calcaire ou sablonneux, avec la présence de gros galets roulés par le Rhône ou de terrasses formées de cailloutis calcaires et d’alluvions anciennes en bordure de la plaine du Rhône. Les vins rouges représentent 72 % de la production, les rosés 22 % et les blancs 6 %. La superficie en production est de 1632 ha pour un rendement de 30 hl/ha et une production de 48 387 hl.
  • Côtes du Vivarais (vins rouge, rosé et blanc vinifiés en grande partie par les caves coopératives). Le vignoble se situe de part et d’autres des fameuses Gorges de l’Ardèche sur le plateau des Gras, à 250 m d’altitude sur 9 communes de l’Ardèche et 5 communes du Gard. La vigne s’épanouit sur des terrains calcaires peu profonds, riches en pierrailles et calcaires marneux. Au cours des années 60, une poignée de vignerons ont lancé le pari de la qualité. Les plans hybrides ont été arrachés et des cépages mieux adaptés aux terroirs ont été replantés (en rouge, le grenache noir et la syrah, et en blanc, le grenache blanc et la marsanne). La superficie en production est 406 ha pour un rendements de 34 hl/ha et une production annuelle  de 13 985 hl.

IV/Les crus des Côtes du Rhône

Côtes du Rhône septentrionales

  • Côte-rôtie (rive droite) : vin rouge, 202 ha
  • Condrieu (rive droite) : vin blanc, 106 ha
  • Château Grillet (rive droite) : vin blanc, 3,4 ha
  • Saint-Joseph (rive droite) : vins rouge et blanc, 920 ha
  • Cornas (rive droite) : vin rouge, 90 ha
  • Saint-Péray (rive droite) : vin blanc, 55 ha
  • Crozes-Hermitage (rive gauche) : vins rouge et blanc, 1283 ha
  • Hermitage (rive gauche) : vins rouge et blanc, 140 ha

Côtes du Rhône méridionales

  • Vinsobres (Drôme) : vin rouge, 419 ha
  • Rasteau (Vaucluse) : vin rouge, 880 ha
  • Rasteau Vin Doux Naturel (Vaucluse), 36 ha
  • Gigondas (rive gauche) : vins rouge et rosé, 1232 ha
  • Beaumes-de-Venise (Vaucluse) : vin rouge, 612 ha
  • Muscat de Beaumes-de-Venise (Vaucluse) : vin doux naturel, 34 ha
  • Vacqueyras (rive gauche) : vins rouge, rosé et blanc, 1461 ha
  • Châteauneuf-du-Pape (rive gauche) : vins rouge et blanc, 3165 ha
  • Lirac (rive droite) : vins rouge, rosé et blanc, 801 ha
  • Tavel (rive droite) : vin rosé, 946 ha

V/Les ex-vins de pays devenus IGP de la vallée du Rhône

Pour rappel, l’IGP (Indication géographique Protégée) désigne un vin (ex-vin de pays) d’une zone géographique dont une qualité déterminée, la réputation ou d’autres caractéristiques peuvent être attribuées à cette origine géographique. L’IGP bénéficie de facto de la protection européenne, elle est donc protégée comme une marque.

  • IGP Vaucluse (mentions possibles : Aigues ou Principauté d’Orange en Vallée du Rhône)
  • IGP Méditerranée (mentions territoriales : Comté de Grignan ou Coteaux de Montélimar)
  • IGP Coteaux des Baronnies
  • IGP Collines Rhodaniennes
  • IGP Ardèche (mention possible : Coteaux de l’Ardèche).

La viticulture bio en vallée du Rhône*

On comptabilise aujourd’hui dans les vins du Rhône (VDR), 4 600 ha de vignes  en Agriculture Biologique Certifiée, en Biodynamie, ou en conversion soit 6,2% des surfaces totales AOC du secteur.

Les AOC de la Vallée du Rhône représenteraient à elles seules 12% des surfaces de vignes Bio nationales (tous vins confondus). Le rendement moyen observé en Vallée du Rhône pour les productions Bio: environ 33 hl/ha. (estimation : 152 000 hl de production AOC-VDR en Agriculture Biologique Certifiée, en Biodynamie, ou en conversion (soit 5,4% de la production totale AOC-VDR)

Pour rappel, en 2009 les surfaces de vignes exploitées en mode biologique représentent 39 146 ha, soit une progression de 39% par rapport à 2008. Tous vins confondus (AOC, IGP, Sans IG), le classement des 3 vignobles de tête en matière de surfaces bio s’établit ainsi :

1er/Le Languedoc Roussillon avec 32% des surfaces nationales bio, soit 12 661 ha.

2e/La vallée du Rhône, avec 31% des surfaces, soit 12 198 ha.

3e/ L’Aquitaine, avec 14% des surfaces, soit 5 464 ha.

Sur ces 39 146 ha, 55% sont des vignes en conversion, et 45% sont des vignes certifiées.

*D’après une étude réalisée sur la récolte 2010.

 Les vins du Rhône en chiffres (sources Inter Rhône)

Avec 74 000 ha et 413 millions de bouteilles commercialisées (2,83 m d’hl en 2010), c’est le deuxième vignoble français en superficie et en production (conventionnelle et bio). Il regroupe 6000 exploitants viticoles, 1562 caves particulières, 95 caves coopératives, 56 maisons de négoce et 5 unions de producteurs.