Sannevières AOC d’Anjou (Loire)

Savennières  appellation d’Anjou (Loire), vins blancs secs ou moelleux : jusqu’en 2011, la Coulée-de-Serrant et la Roche-aux-moines étaient deux dénominations géographiques complémentaires de l’AOC Savennières. Aujourd’hui, l’ancienne appellation se retrouve divisée en trois AOC :

  • 1/Savennières,
  • 2/Savennières-Coulée-de -Serrant,
  • 3/ Savennières-Roche-aux-moines.

Savennières est une petite appellation quant à la taille, environ 115 ha (sans compter ses deux crus, Roche-aux-moines et Coulée-de-Serrant). Ils s’étendent  sur la rive droite de la Loire, au sud d’Angers et au nord de la vaste appellation Coteaux-du-Layon. Aujourd’hui, 140 ha sont en production (y compris les 2 crus)pour une vingtaine de producteurs mais l’appellation se développe très rapidement. 50 % des vignes ont été plantées ou replantées il y a moins de 15 ans.

Le charme de la grande bourgeoisie viticole

Savennières cultive le charme discret de la grande bourgeoisie viticole. Longtemps réservés aux happy few (sur le marché mondial évidemment), sa faible production et surtout la qualité exceptionnelle de ses crus ne semble pas modifier cet état de fait. Il faut savoir que Sannevières est avant tout une appellation de vins blancs secs dotés d’un caractère remarquable. Les liquoreux ne sont arrivés ici qu’au XVIIe siècle, sous l’influence du négoce hollandais. Lorsque louis XI comparait le Savennières à une goutte d’or, il parlait évidemment d’un vin moelleux.

Quatre coteaux rocheux perpendiculaire à la Loire

L’appellation comprend la commune de Savennières ainsi que le village d’Epiré; elle empiète sur Bouchemaine et la Possonnière, et va couvrir quatre coteaux rocheux situés perpendiculairement à la Loire. Le plus proéminent est celui d’Epiré qui s’achève par la fameuse Coulée-de-Serrant. Son terroir schisto-gréseux est situé à la limite des granites du massif Armoricain et des calcaires du bassin Parisien.

Des vins racés, nerveux, plein de sève

Que n’a-t-on pas dit de cette heureuse alliance : chenin blanc, schistes et grès couleur amarante, de Sannevières ? Elle donne des vins racés, nerveux, plein de sève avec des notes de miel, acacia, coing et fruits confits et une fin de bouche dotée d’une délicate amertume (attention ! La dégustation, parfois déroutante, n’est pas toujours aisée); des vins splendides que six ans de cave vont affiner pour atteindre leur apogée dix, voire vingt ans après.

Des clos comme en Bourgogne

Comme en Bourgogne, Savennières a ses clos, même si l’extension du vignoble en a en partie détruit les murs : le plus connu étant évidemment,

  • Clos de la Coulée-de-Serrant, mais aussi…
  • Clos du Papillon en raison de sa forme,
  • Clos des Perrières,
  • Clos de la Bergerie,
  • Clos de la Goutte-d’or,
  • Clos de Coulaine,
  • Clos de la Royauté, etc.

La production à 90 % de blancs secs

Si, historiquement, les savennières, sont des vins moelleux, aujourd’hui, l’essentiel de la production s’est tournée vers des vins secs  (90 % de la production est vinifiée en sec). Ce redémarrage de l’appellation dans les années 1970 est du à une poignée de vignerons : Luc Bizard du château d’Epiré; le château de Chamboureau; le domaine du Closel sans oublier évidemment Nicolas Joly et sa Coulée-de-Serrant, pionnier en France de la biodynamie, etc.

La production annuelle est d’environ de 5208 hl.

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