Saumur brut (AOC Saumur brut) appellation d’Anjou (vallée de la Loire)

Saumur brut (AOC Saumur brut) appellation d’Anjou (vallée de la Loire) vins blanc et rosé effervescents : avec le Saumur brut, la vallée de la Loire tient sa star, précédée d’une logistique impressionnante : 1500 ha de vignes sur 93 communes du Maine-et-Loire, de la Vienne et des Deux-Sèvres, 7 maisons de négoce et deux coopératives, sortent chaque année 12 millions de cols; un record qui fait bien des envieux dans le monde de l’effervescent.

Un vin qui prend naturellement la mousse

En fait, tout a commencé par la simple constatation que le Saumur blanc prenait bien la mousse. De nature pétillante, il suffisait alors de traiter le vin à la manière champenoise. A Saumur, un Blanc de Blancs est fait à 80 % de chenin avec un appoint de chardonnay ou de sauvignon, des cépages  qui plongent leurs racines dans un sous-sol crayeux. Le Saumur Brut est en effet intimement lié à ce tuffeau. Les caves qui l’abritent résultent des carrières dont on extrayait cette pierre pour en élever demeures, châteaux de la Loire, abbayes (jusqu’à l’abbaye de Westminster).

Seconde fermentation en bouteille

On retrouve le nez caractéristique du chenin, avec en particulier des arômes de tilleul et de fougère fraîche. Jamais alliance chenin et chardonnay n’a été en aussi parfaite adéquation avec le terroir et la vinification. La robe est cristalline, claire aux reflets gris à jaune paille, aux nuances dorées avec des notes de fruits blancs, mélisse, noisette, amande et parfois une touche vanillée ou grillée. Des bulles fines, bouche élégante, fraîche (parfois tonique) sur les bruts, plus douce sur les demi-secs.

Pour les rosés, la palette des cépages est plus large : cabernet franc, cabernet sauvignon, grolleau, cot, gamay, pineau d’Aunis et pinot noir. Il va de soi que la méthode champenoise, appelée, rappelons-le, méthode traditionnelle, de seconde fermentation en bouteille est strictement respectée : pressurage avec 130 kg de raisins pour 100 litres de jus; les vins doivent reposer sur leurs lies en bouteilles pendant au moins 9 mois. Cette conservation se fait sur lattes à une température de 10° au plus profond des caves de tuffeau (les Saumur pétillants réalisés à demi-pression ont tendance à être plus vineux).

La fine fleur des fines mousses

L’épopée du Saumur brut débute au XIXe siècle lorsque les Saumurois ont mis au point la méthode traditionnelle qui lui a donné naissance. Tout commence lorsqu’un Belge flamand, Jean Ackerman, après avoir travaillé dans le vignoble champenois, se rend pour un stage (déjà !) à Saumur; nous sommes en 1811. Très vite il constate que les vins blancs de Saumur ont les mêmes propriétés que les Champagne. Il calque donc la méthode champenoise sur les vins blancs locaux. Le succès est immédiat.

Des fortunes considérables se firent, des empires se créèrent. Bouvet-Ladubay est fondé en 1857. Etienne Bouvet, fils de tonnelier, devient le numéro un mondial de la bulle, produisant rien qu’ici 5 millions de bouteilles de Saumur brut par an. Il se fit bâtir un château à Saint-Hilaire-Saint-Florent, un vélodrome pour Saumur, un théâtre, des logements pour ses employés et jusqu’à une usine électrique pour alimenter ses 8 km de cave.

10 km de caves

L’histoire de Gratien & Meyer est du même acabit. Alfred Gratien, à peine âgé de 23 ans, prend conscience de l’importance du chemin de fer. Il achète un site au lieu-dit Le Petit-Puy sur la commune de Saumur. Ce sont des anciennes galeries d’extraction de calcaire (de tuffeau) qui date du XIIe siècle. Le lieu est abandonné. Il fait 10 km de caves. Les activités commencent en 1864; on connaît la suite.

Quelques grandes maisons

  • Ackerman (groupe alliance Loire)
  • Bouvet-ladubay
  • Langlois-château
  • Gratien & Meyer
  • Louis de Grenelle
  • Veuve Amiot
  • Cave des Vignerons de Saumur
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