Vins du Thouarsais (AOC Anjou)

Pays Thouarsais

Vendanges dans le Pays Thouarsais

Vins du Thouarsais. Les vins du Thouarsais se sont fondus depuis le millésime 2011 dans l’AOC Anjou à condition d’en respecter évidemment le cahier des charges. Le Pays Thouarsais à l’extrême nord du département des Deux-Sèvres et au sud de Saumur qui autrefois appartenait à l’ancienne province d’Anjou retrouve donc le berceau de ses origines. Il a quitté son statut de VDQS (Vins délimités de qualité supérieure) qu’il avait depuis 1966. Il est vrai que sa production dont la zone s’étend sur 19 communes autour de Thouars était confidentielle. Le vignoble se concentre essentiellement sur la commune d’Oiron-Bilazais sur les coteaux schisteux et ardoisés, orienté sud, sud-est, de Thouars et d’Argenton-les-Vallées. Plantés  de chenin, de chardonnay, de gamay et de cabernets, il ne couvre qu’une bonne vingtaine d’hectares pour une production de 130 000 bouteilles* par an en rouge, rosé et blanc que se partagent à Oiron, les deux titulaires de l’ancienne appellation VDQS Vins du Thouarsais, Benoît Blet et François Gigon.

* 368 hl pour les blancs, 424 hl pour les rouges et 170 hl pour les rosés

Des amphores pour élever les vins de Nicolas Reau

Nicolas Reau et ses amphores

Faire vieillir son vin dans des amphores enterrées, tel est défi que s’est lancé Nicolas Reau.

Nicolas Reau (domaine de Sainte-Radegonde-des-Pommiers à côté de Thouars), ancien pianiste, ancien rugbyman est devenu vigneron sur le tard en Anjou dans le Pays Thouarsais (Le clos des Treilles, Le Poil de la Bête, L’Enfant terrible 2011…). Il est producteur également à Chinon (Cuvée de Pâques, Les Chérubins, Garance…) ; des vins exceptionnels qui ont fait le tour du monde. Nicolas Reau vient d’ailleurs d’être distingué par le Guide des meilleurs vins de France, publié par la Revue des Vins de France dans son édition 2014. Au clos des treilles, il a fait enterrer en octobre 2013 dans une fosse, trois immenses amphores venues d’Eurasie en Géorgie dont l’intérieur est enduit d’une cire spéciale, une cire d’abeille pour le rendre étanches. D’une capacité de 800 l, l’une sera réservée au blanc et les deux autres au rouge. Nouveau phénomène de mode ou véritable outil pour favoriser la micro-oxygénation du vin ? Nicolas Reau va expérimenter ici à Thouars un élevage qui date de l’origine même du vin, quelque part en Géorgie il y a 8000 ans. C’est comme un vin élevé en fût mais sans les arômes du bois, un vin dans son entière neutralité. Elle enlève dit-on le caractère trop solaire des vins et apporte des sensations différentes avec en sus une belle fraicheur aromatique. Un nouveau défi que lance Nicolas Reau à ses vins de Loire !

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